3 mars 2026

Victoria Collin (UCL-FUCaM Mons)

Promoteur: prof. Bénédicte Vessié

1er prix ex-aequo de l'édition 2025

 

L'évolution constante du métier des réviseurs d'entreprises pose question. Est-ce qu’à l’avenir, le professionnel du chiffre ne deviendra pas un professionnel de l’assurance ? En effet, ce métier tend à certifier de plus en plus d’informations non financières. Cela représente un gage de qualité et de confiance pour l’ensemble des parties prenantes.

Les différences dans le rôle des auditeurs selon les pays sont évidentes, notamment en ce qui concerne le contrôle interne, qui est traité de manière variable par les commissaires des différents pays. Cette étude vise à répondre à la question suivante : « Quel peut être l’apport de la certification du contrôle interne par un commissaire ? » L'objectif est de comprendre la valeur ajoutée de cette certification par rapport aux contraintes qu'elle peut engendrer pour les sociétés.

Pour répondre à cette question, une revue de la littérature a été entreprise pour établir un cadre théorique. Ensuite, les rapports de différents pays ont été examinés pour comparer et comprendre les différences dans les informations à fournir aussi bien par les entreprises que par les commissaires. Enfin, des questionnaires ont été envoyés et des entretiens ont été menés auprès de réviseurs d'entreprises belges afin de recueillir différents points de vue sur le sujet et identifier les tendances émergentes.

Après analyse des diverses opinions, il apparaît que la certification du contrôle interne pourrait présenter une contrainte supérieure par rapport à la plus-value qu’elle apporte, tant pour les entreprises que pour les commissaires. Cette conclusion rejoint les constatations de pays ayant mis en place cette certification, tels que la France, qui est revenue sur cette pratique en l'annulant.