5 octobre 2015

Est-ce que l’intervention d’un réviseur d’entreprises est obligatoire ou non dans le cas mentionné ci-dessous ?

 

Dans un acte pour la transmission d’une branche d’activité, contenant deux immeubles, par une ASBL à une SCRL-FS, dont l’objet social est le même que celui de l’ASBL, du moins pour cette branche d’activité, comme cette transmission s’effectue à titre gratuit.


L’article 770 du Code des sociétés offre la possibilité de cession à titre gratuit d'une branche d'activité. Cependant, l’article 58 de la loi du 27 juin 1921 restreint ce type de cessions, par une ASBL, à certaines formes juridiques parmi lesquelles les sociétés ne figurent pas.

 

A cet égard, l’ICCI se réfère à un extrait dans T. Boedts, en H. Van Denhouwe, “Fusies en splitsingen van verenigingen en stichtingen na de wet van 30 december”, TRV 2010, p. 656, n° 32 (inclusivement les notes de bas de page), qui stipule que [1]:

 

Vennootschappen met sociaal oogmerk [i.e. des sociétés à finalité sociale] zijn immers niet opgenomen in artikel 58 V&S Wet als potentiële begunstigden van een inbreng om niet door een (internationale) vereniging zonder winstoogmerk of een stichting. Een (internationale) vereniging zonder winstoogmerk of een stichting zal bijgevolg geen gebruik kunnen maken van de procedure van artikel 58 V&S Wet voor de inbreng om niet van een algemeenheid of een bedrijfstak in een vennootschap met sociaal oogmerk. Wel is het ons inziens verdedigbaar dat men voor dergelijke verrichtingen een beroep doet op de principiële mogelijkheid voor rechtspersonen andere dan vennootschappen met rechtspersoonlijkheid geregeld door het Wetboek van Vennootschappen om, met toepassing van artikel 670, tweede lid W. Venn., de overdracht om niet van een algemeenheid of een bedrijfstak te onderwerpen aan het regime van artikel 770 W.Venn. [2].

 

Enige voorzichtigheid is niettemin geboden, aangezien de wetgever de hypothese van een inbreng om niet ten gunste van een vennootschap met sociaal oogmerk in elk geval niet uitdrukkelijk heeft geregeld.”.

 

L’ICCI attire aussi l’attention sur l’article 762 du Code des sociétés, tel qu’adapté par l’article 58, 7° de la loi du 27 juin 1921 pour son application aux associations et fondations : « L’acte constatant l’apport d’une universalité ou l’apport d’une branche d’activité est établi en la forme authentique » ; l’intervention d’un notaire est donc obligatoire quelle que soit la nature des éléments d’actifs apportés. Le projet de cession doit, conformément à l’article 770 du Code des sociétés également être établi en la forme authentique.

 

La question fut posée au Conseil de l’IRE [3] de savoir quel est le rôle du réviseur d’entreprises à l’occasion des procédures d’apports de branches. Faut-il appliquer les règles usuelles de l’apport en nature ou un régime spécifique doit-il trouver application en l’espèce?

 

L’intervention d’un réviseur d’entreprises en cas d’apport en nature a pour but de s’assurer que l’augmentation de capital ne repose pas sur des éléments patrimoniaux fictifs ou surévalués. Dans la mesure où il n’y a pas d’augmentation de capital dans le cadre de cette opération d’un apport à titre gratuit d’une branche d’activité, il n’y a pas de raison dirimante d’établir un rapport sur les apports en nature [4]. Par conséquent, un rapport révisoral n’est donc pas exigé par la législation.

 

En revanche, l’ICCI partage la réflexion pertinente faite par les auteurs T. Boedts, en H. Van Denhouwe, comme formulé ci-dessous:

 

Toch kan men zich afvragen of (althans bij transacties van een zekere omvang of bij verenigingen die verplicht moeten overgaan tot de aanstelling van een commissaris) een revisorale controle van de stand van het vermogen zoals omschreven in het verslag van het bestuursorgaan van de inbrengende vereniging, niet nuttig zou zijn. De inbreng kan immers gepaard gaan met de overgang van een aanzienlijk vermogen, waaronder ook schulden.” [5].

 

Enfin, l’ICCI voudrait faire remarquer qu’il se prononce pas sur les éventuelles conséquences fiscales ou la licéité fiscale d’une telle opération. L’ICCI ne dispense aucun avis de nature fiscale.



[1] Voy. dans le même sens: L. De Smet, Fusies en splitsingen van VZW’s na de wet van 30 december 2009, VDE-legal, p. 70, http://www.vdelegal.com/wa_files/MASTERPROEF_20-_20A5.pdf.

« [2] Zie ook de Verantwoording bij Amendementen 11 en 12 Wetsontwerp houdende diverse bepalingen betreffende Justitie (II), Parl.St. Kamer 2008-09, nr. 52/2161/004, 4. Overdrachten om niet vallen trouwens uitdrukkelijk binnen het toepassingsgebied van artikel 770 W.Venn.”.

Voy. Doc. parl., Chambre, 2008-2009, n° 2161/004, p. 4, http://www.lachambre.be/flwb/pdf/52/2161/52k2161004.pdf: « une opération impliquant une ASBL et une SFS est ainsi couverte par le régime organisé par l’article 770 sans solution contractuelle de continuité à négocier avec les tiers (mais dorénavant dans le respect de l’article 769 qui permet aux tiers de s’opposer à une restructuration lésionnaire pour eux) ».

[3] IRE, Rapport annuel, 1996, p. 149-150; IRE, Vademecum Tome I : Doctrine, Bruxelles, Ed. Standaard, 2009, p. 783.

 

[5] T. Boedts, en H. Van Denhouwe, “Fusies en splitsingen van van verenigingen en stichtingen na de wet van 30 december”, TRV 2010, p. 661, n° 49.

______________________________

Disclaimer : Bien que le Centre d’Information du Révisorat d’Entreprises (ICCI) s’entoure des compétences voulues et traite les questions reçues avec toute la rigueur possible, il ne donne aucune garantie quant aux réponses qu’il formule et n’assume aucune responsabilité, ni contractuelle, ni extra-contractuelle, pour l’éventuel dommage qui pourrait résulter d’erreurs de fait ou de droit commises dans le cadre des réponses et informations données. La réponse est uniquement reprise dans la langue de l’auteur de la question. Le lecteur, et en général l’utilisateur d’une réponse, reste seul responsable de l’usage qu’il en fait.